L’eau

par Ivo Rens

Septembre 2018

 

Selon le Larousse, la biosphère désigne l’ensemble des écosystèmes de la Terre, correspondant à la mince couche (20 km max.) de l’atmosphère, de l’hydrosphère et de la lithosphère où la vie est présente. (1)

Or la vie requiert impérativement la présence d’eau. Comme l’écrit Philippe Lebreton dans Eco-logique : “Il existe des formes de vie sans oxygène gazeux ; il n’en est point (sur Terre au moins) qui puisse se passer d’eau… De toutes les molécules l’eau est sans doute la plus banale et la plus précieuse, l’une des plus simples et des plus extraordinaires à la fois. Ses formes sont multiples, ses rôles ne le sont pas moins : solvant, boisson, agent ou produit du métabolisme, volant thermique, fluide industriel…” (2)

Si, comme l’enseigne la géologie depuis James Hutton, Jean-Baptiste Lamarck, Charles Lyell et Charles Darwin, la surface du globe terrestre a été profondément transformée par la vie, on peut affirmer qu’elle l’a été plus fondamentalement encore par l’eau en raison d’une des particularités ou même des anomalies de cette dernière. En effet, “le comportement de l’eau à la solidification (au gel) : contrairement à la plupart des corps fusibles, l’eau subit une dilatation, d’où la densité de la glace inférieure à l’unité. En tant que facteur de milieu, l’eau agit par de tels effets : rôle déliteur du gel sur les roches, flottaison des glaces. Parce que leur densité passe par un maximum à +4C, les eaux lacustres et certaines eaux marines superficielles bénéficient d’un brassage saisonnier.” (3)

On sait que près des trois quarts de la surface du globe terrestre sont recouverts d’océans et de mers constituées d’eau salée. Les géologues ont calculé que “la réserve totale de notre planète en eau est de 1’400.000.000 km3, ce qui est considérable. De toute l’eau présente sur Terre, seulement 2.59% est de l’eau douce. Sur ces 2.59%, il y en a une partie, environ 2%, bloquée dans les calottes glacières et les glaciers. Le reste de l’eau douce est dans le sol (0.59%), ou accessible directement : lacs, rivières, fleuves, etc. (4)

La molécule d’eau est de loin la molécule la plus répandue dans les organismes vivants, tant dans la flore que dans la faune, puisque sa part dans le poids de ces organismes varie de 60 à 95 %. Chez l’être humain, elle oscille autour de 65%. Privé d’eau, l’organisme vivant dépérit, et l’être humain meurt en deux ou trois jours. Aussi bien l’eau tient-elle une place considérable dans l’ordre socio-économique comme en biologie.

“L’eau n’est pas qu’un bien ; elle est aussi un lien. Ce lien est inscrit au plus profond de ces vivantes créatures de la soif que nous sommes. La soif n’est pas que la manifestation d’un besoin d’hydratation ; elle est une relation.” (5)

Dans ces conditions on conçoit l’importance que peut revêtir la pollution des eaux douces, que ce soit par des produits chimiques, tels que les pesticides et les détergents ou par des éléments tels que le plomb ou le mercure.

Les eaux marines aussi peuvent subir des pollutions d’origine organique autour des grands ports, ou encore d’origine agricole, militaire, industrielle et notamment pétrolière. (6)

Que les pollutions marines puissent avoir des conséquences, non seulement économiques et politiques, mais aussi écologiques et biosphériques, voilà qui pose d’immenses problèmes dont il est difficile de prendre la mesure.

 

 

 

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